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Des miracles

Tournez-vous vers l’est (soleil levant).

Miracles par Saint-Germain

Le cas vécu de mademoiselle Allbright

Tiré du livre «La Victoire de la Lumière», aux éditions du Nouveau Monde.

Ce texte a été rédigé et signé par M. Perry Beauchamp.

L’expérience qui suit, telle que rapportée ici, a été vécue et m’a été racontée par mademoiselle Allbright, originaire de Budapest.

Mademoiselle Allbright habitait New York au moment où nos Messagers Bien Aimés (Godfré et Lotus Ray King) donnaient une Classe sur l’Enseignement du "Je suis", au Temple la Mecca à New York, et l’Instruction de chaque Classe était radiodiffusée pendant trente minutes. Mademoiselle Allbright avait entendu la radio et elle était venue, espérant pouvoir parler à madame Ballard (Lotus Ray King); mais comme il n’y avait pas eu de rendez-vous, elle ne put voir madame Ballard tout de suite. Alors mademoiselle Allbright dit: "Je sens que je devrais vous raconter une partie de ce dont je désire parler à Madame Ballard. Je n’ai jamais parlé de cette expérience à personne auparavant." Elle commença:

"Durant la première guerre mondiale, je servais comme infirmière. On m’avait envoyée près du front, dans un édifice qui servait d’hôpital. Les hommes blessés et les mourants gisaient ça et là sur le sol, et les chats et les rats mangeaient sur eux. Le tout était dans des conditions épouvantables, et l’odeur putride de l’endroit était intolérable. Je n’avais aucune aide, pas de nourriture, pas d’équipements et pas de médicaments pour les hommes, et je ne savais pas quoi faire. J’étais là, ahurie; je me mordis les lèvres et je dis: "Ô Dieu! s’il y a un Dieu! certainement il faut faire quelque chose pour ces hommes!"

"En me retournant, je vis qu’il y avait là un Docteur, très très beau et il dit: "Très chère, puis-je vous être utile?" Je répondis: "Oh oui! docteur. J’ai besoin de tout pour ces hommes. Ils vont tous mourir si on ne m’aide pas immédiatement. J’ai besoin de lits! J’ai besoin de nourriture! J’ai besoin de pansements et d’autres fournitures! J’ai besoin de docteurs! J’ai besoin d’infirmières! J’ai besoin de médicaments!" Ce magnifique et beau Docteur ne fit que sourire et dit: "Non, nous n’utilisons pas de médicaments."

"Mais, dis-je, il me faut des médicaments pour leurs injections afin d’arrêter leur douleur." Je dis: "Docteur, ils vont mourir." Et en marchant, je pointais vers quelques hommes en disant: "Ils vont mourir!" Et il dit: "Non, ils ne mourront pas. Ils vont tous aller bien."

"Tout en marchant, je remarquai que tout l’hôpital sentait maintenant comme des roses. Et avant de partir, il dit: "Je vais voir ce que je peux faire pour vous aider." Il me demanda si j’aimais être infirmière et je lui dis que oui, si seulement j’avais quelque chose pour travailler. À ce moment précis, les hommes gisaient par terre dans des conditions épouvantables. Mais vingt-quatre heures après le passage de ce magnifique et beau docteur, chacun des hommes était dans son lit, de beaux lits à trois étages placés le long des murs. Je ne sais pas comment toutes ces choses sont entrées dans l’hôpital, mais elles étaient là; et les hommes firent des remarques à propos des murs, du plancher et du plafond qui paraissaient tous violets.

"Lors de la visite suivante de ce docteur, je remarquai qu’il avait une grosse barbe foncée. Comme je le regardais, je n’aimais pas cela. Il ne fit que sourire et ne dit rien. Quand il revint, il n’avait plus de barbe. Ensuite, chaque fois que ce super et beau docteur était là, les hommes parlaient de l’apparence violette des murs, du plancher et du plafond, et de l’hôpital qui sentait les roses pendant des jours après sa visite. Finalement, après plusieurs jours, les docteurs "réguliers" et leurs quinze ou vingt assistants arrivèrent. En entrant, ils donnèrent des ordres pour préparer les hommes afin de les opérer. Les hommes se mirent à vociférer et dirent: "Nous ne voulons pas être opérés. Nous voulons nos vêtements!"

"Les docteurs et leurs assistants voulaient savoir ce qui se passait avec les hommes et ce qui était arrivé. Les hommes répondirent: "Il y a eu un autre docteur ici, et nous sommes tous guéris." Et ils exigèrent leurs vêtements. Les docteurs et leurs assistants examinèrent les hommes. À leur grande surprise, ils découvrirent que les hommes étaient tous guéris et prêts à rentrer chez eux. Alors, les docteurs voulurent en savoir davantage au sujet de ce super et beau docteur. Ils questionnèrent les gardes qui étaient à l’entrée. Et les gardes déclarèrent qu’aucun docteur n’était entré ici. Je leur répondis: "Un docteur est venu ici et la preuve c’est que les hommes sont tous guéris." Et je demandai aux gardes: "Comment les lits et les fournitures sont-ils entrés ici?" Et aucun d’eux ne savait quoi que ce soit à ce sujet. Je dis encore: "Je ne sais pas comment ce docteur est entré ici et je ne sais pas comment il est sorti d’ici, mais je sais absolument qu’il était ici; les preuves ne manquent pas!" Ils étaient ébahis mais il reconnurent que ce même docteur était également allé dans d’autres hôpitaux."

"Une fois, après la visite de ce super beau docteur, alors que je sortais, je rencontrai une infirmière. D’un air tout surpris, elle recula et me regarda avec un profond étonnement. Je lui demandai pourquoi elle agissait ainsi. Elle me répondit: "Il y a une grande Lumière autour de vous, ne la voyez-vous pas?" Je lui répondis que non, et elle ne dit rien d’autre."

Tandis que mademoiselle Allbright me racontait cette expérience, nous étions debout dans le hall d’entrée du Temple la Mecca (à New York). En se retournant, elle regarda par la porte, vers l’estrade, et elle vit l’image de notre Maître Bien Aimé Saint-Germain. Elle pointa l’image du doigt et dit: "Voilà le portrait de ce super et beau docteur, sauf qu’il est bien plus beau que sur l’image. Et ses vêtements étaient si beaux. La dernière fois que ce super et beau docteur vint à l’hôpital, il dit: "Lorsque vous aurez terminé votre service, qu’aimeriez-vous faire?" Je répondis: "Aller en Amérique." Il sourit et dit: "Aller en Amérique?", mais il n’en parla plus. Il ajouta: "Si vous avez besoin d’aide, appelez-moi et je vous aiderai" Et je dis: "Comment pourrais-je vous appeler?" Je ne connais même pas votre nom! Il ne répondit pas et ne fit que sourire.

"Alors, quand mon service fut terminé et que j’étais à nouveau chez moi, un jour un très bel homme vint me voir et dit: "Avez-vous dit que vous vouliez aller en Amérique?" Et je répondis: "Oui!" Il dit: "Comment voudriez-vous voyager?" Je répondis: "En deuxième classe." Il dit: "Avez-vous des amis ou de la famille en Amérique?" Je répondis: "Oui, mais je ne sais pas où ils sont." Il partit. Et quand il revint, il me remit une enveloppe. Elle contenait un billet de seconde classe pour New York, ainsi que les noms et adresses de mes proches à New York. Le temps de me préparer et je vins ici. Et c’est ici que je vis depuis lors. Aujourd’hui en écoutant la radio, j’ai senti que je devais venir ici. Je n’ai jamais raconté cette expérience à personne avant aujourd’hui. J’ai senti que je devais vous la raconter et j’espère pouvoir rencontrer madame Ballard."

Elle prit rendez-vous et elle put voir madame Ballard. Après que mademoiselle Allbright eut fini de me raconter cette expérience – c’était juste avant la classe du soir – je pus en parler à Alta (Madame Beauchamp) et à Alice Bell tel que je le rapporte ici. Il y eut un éclair de Lumière qui descendit d’en haut, ce qui était certainement un signe de notre Maître d’Ascension Bien Aimé Saint-Germain que cela était vrai.

Quelques semaines plus tard, j’eus l’occasion d’en parler avec monsieur et madame Ballard (Godfré et Lotus Ray King). Godfré me dit que mademoiselle Allbright lui avait raconté l’histoire de la même manière qu’à moi. Environ un an plus tard, on me demanda de raconter cela à un public d’environ trois mille personnes. Il y avait dans la salle deux hommes qui se trouvaient à Budapest durant la guerre. Ils ont raconté qu’un rapport de cet événement avait été publié par les journaux de Budapest et que les gardes avaient été cités à leur procès pour ne pas avoir su comment le docteur était entré dans l’hôpital!"

Le miracle du miel et de l’aloès contre les cancers

Urinothérapie. Tiré du livre «Amaroli, Source de Vie», aux éditions Docteur Soleil.

Nous connaissons tous une personne, parent, ami ou voisin, désespérément aux prises avec une sorte de cancer ou le sida ou même un fibrome, une masse ou toute autre maladie grave. Faisons circuler sur internet ou par d’autres moyens ce remède miraculeux de notre Mère la Terre. Soyons solidaires!

Peut être utilisé en prévention également car procure un grand nettoyage.

Cet article de la Terre Sainte (No 3, mai-juin 1994) signé par le père Vitterio Besselo O.F.M., porte en sous-titre: «Comment le père Romain a guéri de nombreux cancers».

Prenez une livre de pur miel d’abeille (nature, non pasteurisé); deux grandes feuilles d’aloès ou trois petites, nettoyées et débarrassées de leurs épines; trois ou quatre cuillerées de whisky, d’arak ou d’eau-de-vie. Passez le tout au mixeur et vous obtiendrez la crème grâce à laquelle le père Romain a guéri des cancers.

Brésilien de souche italienne, le père Romain Zain est né en 1932 dans le diocèse de Porto Alegre. Au service de la Custodie de Terre Sainte, il enseigne à Bethléem le latin et la philosophie aux futurs théologiens qui poursuivront leur cursus au couvent Saint-Sauveur de Jérusalem. Il n’a rien d’un sorcier et son laboratoire ne montre aucune cornue ou quelque autre appareil. S’il a besoin d’un mixeur, il emprunte celui de la sœur cuisinière. Son pouvoir, il le tient de sa fréquentation au Brésil de l’école des pauvres. "Là-bas, dit-il, nombreux sont les gens, qui faute d’argent, ne peuvent se procurer les médicaments coûteux de la pharmacopée moderne. Ils s’adressent donc directement au Bon Dieu créateur des plantes et notamment de l’aloès qui fleurit partout."

Si vous lui demandez s’il peut guérir le cancer, il répond:

"Toi aussi tu le peux, et n’importe qui le peut, car la force mystérieuse se trouve dans la mère nature. L’important est de bien mélanger le triple ingrédient: miel, Whisky, aloès, et de bien agiter le flacon à chaque usage. La dose recommandée est de trois cuillérées à soupe par jour, à prendre un quart d’heure avant les repas, une tôt le matin, une à midi et une le soir, pour avoir l’estomac vide et permettre ainsi aux pepsines d’entrer aussitôt en action et de se répandre jusqu’aux extrémités du corps. La cure dure habituellement dix jours,"

Certes, ne vous attendez pas à une guérison immédiate. Le père Romain met en garde contre toute illusion de type miraculeux. Si la première cure n’obtient pas le résultat souhaité, le patient devra subir de nouveaux examens, afin de savoir si l’on peut procéder à une deuxième ou à une troisième cure, jusqu'à guérison complète.

Bien des malades se sentent rapidement soulagés, ce qui ne signifie pas la guérison. C’est le médecin qui constatera l’amélioration. Patience et persévérance sont de rigueur. En tout cas, ce remède est efficace pour toute espèce de cancer, interne ou externe: cancer de la peau, de la gorge, du sein, de l’utérus, de la prostate, du foie... Plusieurs leucémiques ont été guéris.

Et voici comment le père Romain explique les effets de sa mixture:

"Le remède nettoie complètement l’organisme grâce au miel, qui atteint les zones les plus lointaines du corps. Véhiculé par le miel, l’aloès se révèle un agent important de cicatrisation. L’alcool enfin, en dilatant les vaisseaux sanguins, facilite le nettoyage général. En dix jours, le sang s’est lentement purifié, on peut même ajouter que le remède exerce une action préventive. En effet, grâce à la purification, l’organisme fonctionne à merveille, comme un moteur alimenté au super."

Le premier cas de guérison remonte à six ans. Un septuagénaire atteint d’un cancer de la prostate, à un stade ultime, fut renvoyé chez lui, les médecins jugeant son cas désespéré. On appela le père Romain pour administrer le mourant. Après la cérémonie, il proposa à l’agonisant son remède. À l’heure présente, soit six ans après la cure, le vieillard, devenu octogénaire, se porte comme un charme.

Une soeur Franciscaine de Marie résidant à Bethléem connut assez tôt le remède du père Romain. Elle en remplit un flacon qu’elle rangea dans une armoire. À quelques temps de là, l’infirmière de la Communauté apprit qu’une de ses amies souffrait d’un cancer. Se souvenant du remède enfoui dans un tiroir, elle le fit absorber par la patiente qui, quelques mois plus tard, fut belle et bien guérie. Rayonnante de santé, celle-ci raconte volontiers sa surprenante histoire.

Toujours à Bethléem, un secrétaire de l’école de Terre Sainte atteint d’un cancer à la gorge, n’avait plus qu’un mince filet de voix. Le directeur de l’école alerta le père Romain, qui se rendit chez le malade, muni d’une bonne dose de son fameux "élixir". Deux mois plus tard, le secrétaire avait recouvré une voix normale et repris sa tâche. Le directeur de l’école ne cesse d’en témoigner.

Et voici une guérison extraordinaire. Un petit Argentin, Gérard, âgé de cinq ans, était victime d’une leucémie. Après de vaines tentatives, les médecins de son pays n’envisageaient plus, en dernier recours, qu’une greffe osseuse. L’opération eut lieu à Barcelone, en Catalogne. Après une brève rémission, le mal réapparut, au désespoir des médecins et de ses parents. Ceux-ci entreprirent alors un pèlerinage en Terre Sainte. Ils priaient à la grotte de la Nativité, alors que se déroulait la procession quotidienne des franciscains. Témoin de leur affliction, le père Romain s’approcha d’eux et reçut leur confidence. Il ne leur fit aucune promesse, mais les invita à essayer son remède. Dès le premier mois, la cure commença à opérer. Le mois suivant, le petit Gérard assista à la procession franciscaine, accompagné de ses parents et du frère dont il avait reçu la moelle. La santé de l’enfant s’était nettement améliorée. Le père Romain proposa une nouvelle cure d’un mois, mais avant qu’elle ne s’achève, Gérard et les siens étaient repartis pour l’Argentine. L’enfant était guéri. Le père Romain ne se prend pas pour un thaumaturge et n’accepte aucun cadeau. Il souhaite seulement mettre en valeur les médicaments fournis par la pharmacie naturelle de Dieu: miel, aloès et alcool, et persuader le plus grand nombre de gens que le cancer est guérissable.

"C’est tout simple", lança le père Romain, en grimpant dans la fourgonnette pour aller, comme chaque semaine, s’approvisionner en fruits et légumes au marché arabe proche de la tombe de Rachel.

Inde, une histoire incroyable

Un hindou affirme ne pas avoir mangé ni bu depuis 68 ans

Sources: voila.fr, timesofindia.indiatimes.com

Il semble que l'exploit du magicien David Blainel enfermé dans une pièce en verre pendant 44 jours à Londres, survivant seulement avec de l'eau, soit ridiculisé face à l'histoire de cet hindou.

En effet, un Maître Indien âgé de 76 ans, connu sous le nom de "Mataji", affirme qu'il a survécu pendant 68 ans sans manger, boire ni se soulager, déconcertant les médecins qui ont été incapables de prouver qu'il était un imposteur.

Prahlad Jani, un Hindou religieux dont l'histoire extraordinaire a attiré un petit groupe d'admirateurs autour de lui, a relevé le défi médical et accepté de se soumettre à une surveillance de 24h/24 dans un hôpital d'Ahmedabad, la capitale commerciale de l’état de Gujarat (ouest).

Vêtu d'un sari rouge, de bracelets et de boucles d'oreille à la manière des déesses hindoues, Jani a réussi à mettre dans l'embarras les quelque 40 médecins de l'hôpital Sterling.

Le neurologiste Sudhir Shah a déclaré que Jani avait été placé en observation pendant 10 jours sous l’œil d'une caméra en circuit fermé et que les médecins étaient persuadés qu'il n'avait brisé aucun de ses vœux.

Toutefois, il n'y a aucun moyen de vérifier ce qu'il a fait pendant les 68 dernières années.

"Il montre des signes de formation d'urine qui est réabsorbée dans la paroi de sa vessie. Le comité médical n'a aucune explication scientifique pour ce fait", a déclaré le docteur Shah. Pour Jani, c'est une bénédiction par les dieux. "Je reçois l'élixir de vie par le trou de mon palais, ce qui me permet de vivre sans nourriture et sans eau", explique-t-il. Renforcé dans ses convictions, il a quitté l'hôpital samedi et annoncé qu'il allait se retirer dans une grotte du Mont Abu, dans le désert voisin de l’état du Rajasthan. Selon un autre médecin, Dinesh Desai, l'hôpital espère tester Jani une autre fois pour vérifier ses affirmations à propos d'un trou qu'il aurait entre la bouche et le nez.

Le Dr Shah a indiqué que l'hôpital avait passé plus d'une année à persuader Jani d'accepter de se soumettre à une surveillance et qu'il souhaitait que l'ascète se soumette à des examens de la NASA, car son exploit pourrait se révéler pratique pour les astronautes.

Gufa Ashram, Le Miracle du vase sacré

Par Shiva Shankar

Depuis peu, les chercheurs français ont eu connaissance de la présence dans notre monde d’un Avatar mondial en la personne divine de Shri Sathya Sai Baba. Pour le jubilé de sa déclaration d’Avatar, deux millions de personnes se sont retrouvées au mois de novembre 1990 dans son Ashram de Puttaparthi. Sa grandeur rayonne désormais sur le monde et, par ses multiples leelas ou miracles, par ses instructions et sous sa conduite, une ère nouvelle émerge enfin. Afin de le faire mieux connaître aux chercheurs français, je vous conterai l’histoire fantastique du Gufa Ashram, histoire d’autant plus merveilleuse que l’on peut désormais se rendre sur les lieux et rencontrer les protagonistes du récit. L’histoire largement résumée a été publiée dans un ouvrage diffusé à l’Ashram de Puttaparthi. Le Swami Meheshwaranand eut le privilège de la recueillir et de l’exposer.

Sai Baba

Parmi les milliers de fidèles qui visitent l’ashram de l’Avatar Sathya Sai Baba, deux d’entre eux reçurent un jour l’appel de la divinité incarnée. L’un des deux était un Mahatma de Janakpur et son compagnon, un jeune homme qui, à l’époque, était âgé de 29 ans (en 1979). Voici ce que le Mahatma raconta à Swami Meheshwaranand:

Son jeune compagnon appartenait à une riche famille de Janakpur et, après avoir fini des études supérieures, devint un renonçant sur les conseils de Sai Baba qui avait vu en lui une âme hautement évoluée.

En 1983, ce jeune homme, accompagné de dix autres personnes, rencontra Sai Baba à Bangalore, qui leur dit de l’attendre à Puttaparthi. Lorsque Sai Baba y revint, il appela deux personnes du groupe et leur fit cadeau d’un très précieux vase sacré, l’Akshaya Patra. Il donna au groupe des onze compagnons des instructions précises et leur dit de partir dans les Himalayas. Le groupe était constitué d’hommes entre trente et trente-cinq ans, tous spirituellement très avancés et hautement diplômés dans les arts et les sciences. Parmi eux, deux seulement étaient avancés en âge. Quinze ans auparavant, ils avaient reçu la bénédiction de Sai Baba et avaient acquis une grande réputation de sagesse. Le premier est Shri 108 Swami Vamadevaji Maharaj et le second Shri 108 Swami Virajanandaji Maharaj. Sai Baba, outre les instructions, leur expliqua l’histoire du vase sacré.

Il y avait longtemps, leur expliqua-t-il, Draupadi, l’épouse de cinq frères Pandavas, don’t faisait partie Arjuna, fut bénie par le Dieu Soleil qui lui offrit un vase sacré afin de nourrir à satiété ses époux et ses nombreux invités. Elle devait simplement mettre un peu de nourriture dans les vase (patra), prier et instantanément, la nourriture se démultipliait à l’infini (akshaya). Mais, leur précisa Sai Baba, le vase que je vous donne aujourd’hui est encore plus extraordinaire car aussitôt que vous aurez besoin de nourriture, de lait, de jus de fruit frais ou autres nécessités, le vase vous les fournira. Suivez attentivement mes instructions et vous expérimenterez les plus hauts états de la contemplation et ferez l’expérience du principe atmique.

Lorsqu’il quittèrent Puttaparthi, une douzième personne faisait partie du groupe. C’était un grand fidèle de Sai Baba qui se fiait cependant plus à sa raison qu’à sa foi. Sai Baba lui avait matérialisé différents objets en lui précisant que pour lui la libération ne passerait pas par l’ascétisme et que s’il restait à l’ashram, Sai Baba s’occuperait de lui personnellement. Mais ce fidèle ne voulut rien savoir. Il s’opposa à la volonté du Seigneur et suivit le groupe.

Les douze compagnons errèrent pendant près d’une année dans différents lieux des Himalayas mais, ne trouvant pas la paix nécessaire à leurs pratiques, décidèrent de partir vers Bafrinath, haut lieu des sources du Gange, consacré à Vishnou, où Sai Baba, plusieurs années auparavant, avait régénéré le lingam de cristal déposé par Shri Shankaracharya. Avant de parvenir au but, le douzième compagnon eut un doute et eut peur que ses amis l’abandonnent. Aussi, sans donner d’explications, il se proposa pour être le responsable de l’argent du groupe et se fit également confier le précieux vase.

Le groupe s’éleva vers les sources du Gange et, après avoir prié à Badrinath, traversa le fleuve Rishii Ganga et se dirigea vers le lac Urvashi Kund, situé vers l’ouest de Badrinath, qu’ils atteignirent en juin 1984.

Après avoir accompli les ablutions rituelles dans le lac, le groupe s’assit pour méditer. Par un étrange miracle, tous entrèrent immédiatement dans un état de profonde contemplation qui dura dix-huit jours, chose qu’ils n’auraient pu réaliser sans la grâce de Sai Baba, car il fallait, à cet endroit, être capable de surmonter les difficultés dues au froid, à l’altitude et au jeûne. Lorsque le groupe était arrivé au lac Urvashi Kund, le douzième compagnon était en retard et, lorsqu’il rejoignit enfin le groupe, il aperçut les onze autres assis en état de profonde méditation. Croyant qu’ils se moquaient de lui, il commença à les ridiculiser mais, ne les voyant plus réagir, il en toucha un et s’aperçut qu’il était dur et froid. Il crut qu’ils étaient morts de froid et en ressentit une grande peine. Le mirage s’était emparé de son mental et il rejeta toute la responsabilité sur Sai Baba, oubliant toutes les grâces et les bienfaits que leur avait procurés le vase sacré en cours de route. Empli de haine et de douleur, il jeta le vase dans le lac et redescendit vers Rishikesh.

Le dix-huitième jour, vers dix heures du matin, les onze renonçants sortirent de leur état contemplatif et furent tout à fait surpris du temps écoulé qui, pour eux, ne semblait pas avoir excédé quarante huit minutes. Ils comprirent rapidement qu’ils venaient d’être l’objet de la grâce infinie du Seigneur Sai. Ils en étaient là de leurs réflexions lorsque l’un d’eux s’aperçut de la disparition du douzième compagnon et ils se rendirent compte qu’ils ne pourraient survivre ici sans l’aide du saint vase et ce d’autant plus qu’ils ne possédaient plus le moindre argent. Finalement, ils s’abandonnèrent à la volonté de Sai Baba et reprirent leur route. Mais, à peine eurent-ils fait quelques pas qu’ils découvrirent une grotte où ils pourraient enfin vivre en permanence. Cette grotte est célèbre, elle se trouve au pied d'une montagne non moins célèbre appelée Narayana Parvata, à quarante kilomètres au nord-ouest de Badrinath. À l’intérieur de la grotte se trouvait une petite source d’eau claire et pure, mais tout le reste était parfaitement sec.

C’est là qu’ils établirent leur ashram, dans cette énorme grotte mesurant 16 x 2 mètres environ. Une partie de la montagne Narayana où Bhagavan Nara Narayana fit ses austérités est appelée la chaîne Urvashi. Près de cette chaîne se trouve une profonde vallée au fond de laquelle coule la Rishi Ganga. Situé à l’arrière de ce Gange sacré se trouve cet endroit célèbre mentionné dans les Puranans sous le nom de Shamyaprash. Ce fut là que le Maharishi Vyasa désigna le Seigneur Ganesh comme son scribe et qu’il composa le Panchama Veda, le Mahabharata et bien d’autres livres sacrés. Plus tard, avec la divine inspiration de Devarishi Narada, il écrivit la Shrimad Bhagawata pleine de dévotion. Sur la rive gauche de la Rishi Ganga se trouve la chaîne Urvashi où Bhagavan Sathya Sai Baba, l’actuelle incarnation de Dieu, fonda le Gufa Ashram. Seuls des dévots et voyants de haut rang vivent ici. Près de cet ashram se trouve le lac Urvashi. Sri Sai Baba lui-même a expliqué en détail la signification spirituelle et mythologique de ce saint lieu.

Malgré tout, le groupe s’inquiétait de l’absence de leur compagnon ainsi que de la disparition du vase. Finalement, ils décidèrent à l’unanimité de méditer et d’attendre une inspiration de Sai Baba. C’est ainsi que deux membres eurent l’impression que le vase était dans le lac, et ils constatèrent qu’effectivement il s’y trouvait bien, gisant à une grande profondeur. Le problème se posa quant à la manière de le récupérer. L’eau était glacée et aucune solution ne put être trouvée. Soudain, le responsable du groupe, qui jusque là n’avait rien dit, parla:

"Bhagavan Sai Baba nous a donné cet akshaya patra extrêmement rare et nous avons pu bénéficier de la meilleure nourriture en tant que prasad pendant toute une année!" Il leur fit aussi remarquer que le vase était un objet sacré et qu’ils en avaient l’entière responsabilité. Sur ces mots, il se leva et partit en direction du lac limpide et glacé, demanda au groupe de prier pour le succès de l’entreprise et plongea. Ce disciple était en fait le seul qui avait une chance de réussir car, à la suite d’une longue pratique de pranayama, il lui était possible de rester sans respirer pendant une longue période de temps. Lorsqu’il réapparut avec l’objet en main, il perdit complètement conscience et ses compagnons durent le masser longuement en psalmodiant le nom du Seigneur. Finalement, il reprit conscience au bout d’une demi-heure.

Désormais, ils allaient pouvoir s’installer dans la grotte et fonder leur ashram. Celle-ci fut divisée en douze parties par des petits murets. La douzième place, centrale, était réservée au Seigneur Sainath. On y avait consacré une photo et le vase fut placé à ses pieds de lotus. L’installation leur prit environ deux semaines. Le programme des activités fut ainsi établi: lever vers 2h ou 2h30; ablutions et autres pratiques jusqu’à 4h où commençaient des offrandes et des prières dédiées à Sai Baba, suivies par les bhajans et l’arathi. De 4h30 à 16h30, les compagnons s’asseyaient et méditaient pendant une période ininterrompue de douze heures après laquelle ils étiraient leur corps, prenaient un bain et, purifiés, pénétraient dans le sanctuaire pour recevoir le darshan de l’Avatar. C’est à ce moment qu’ils trouvaient des boissons et de la nourriture prête à être consommée. Après cela venait l’adoration du soir, les bhajans et l’arathi. À 20 heures précises, le divin vase se remplissait de lait bouilli qu’ils se partageaient. Puis avait lieu une discussion sur un sujet spirituel. À exactement 21 heures tous se retiraient pour dormir.

Un soir, environ un mois et demi après leur installation et juste à l’heure où ils finissaient leur longue méditation, Sathya Sai Baba en personne leur apparut. Éblouis et remplis de joie et de bonheur, ils se jetèrent à ses pieds et l’implorèrent de rester un peu. Bhagavan accepta et donna, comme toujours, sa grâce et son amour. Puis il s’enquit de leur nouvelle condition, répondit à leurs nombreuses questions et leur révéla ce qu'il était advenu de leur compagnon égaré. Il les rassura et leur dit qu’il était toujours sous sa protection. Enfin, il promit que le vase, outre la nourriture, matérialiserait également des éléments indispensables à la pratique de certains rituels. Après leur avoir donné cette assurance, le corps de Sai commença à devenir progressivement invisible, puis disparut. Depuis ce jour, Sai Baba leur apparaît tous les mois, guidant les activités du Gufa Ashram.

Contacts avec les sages

Fait exceptionnel, de grandes âmes libérées, des siddhas et des Mahatmas viennent au Gufa Ashram en provenance du coeur sacré des Himalayas. Certains sont connus, d’autres non. Tous viennent partager la nourriture consacrée (prasad) de l’Akshaya Patra.

Parmi ces visites, il y eut celle de Shri Avadhootji qui vit au sommet de la montagne Kaka Bhushundi, Parivrajak Siddha Purusha qui considère que le Seigneur Shiva est descendu sur terre sous la forme de Sai Baba, Mahavatar Babaji qui instruisit Paramahamsa Yogananda dans la science du Kriya Yoga. Le chef du Gufa Ashram fut le seul à obtenir une entrevue privée personnelle. À la question qu’on lui posa sur la divinité de Sai Baba, il répondit: "Je suis familier avec les trois Avatars du Seigneur Shiva. J’ai eu le darshan de shirdi Sai et aussi celui du présent Avatar Shri Sathya Sai. Je connais également le futur Avatar du Seigneur Shiva sous la forme de Prema Sai."

Notons encore des noms aussi célèbres que Baha Sundardas bien connu dans les environs de Badrinath, Jaimnini Mahabharat, Devaraha, Maharishi Bhrigu Baba, etc.... Quelques siddhas se sont parfois étonnés de n’être pas reçus par l’Avatar. Il faut savoir que Sai Baba lui-même a dit que c’était aujourd’hui le temps des disciples et des aspirants, que celui des saints et des instructeurs viendrait plus tard. Bien entendu, Sai Baba a toujours dit que le corps humain était un ashram et le coeur une grotte. Donc, sauf quelques très rares cas, les êtres humains n’ont pas besoin de se retirer dans une grotte, mais doivent adorer le Seigneur dans les activités du pays où ils sont nés.

Cette histoire cependant nous rappelle que les grands êtres existent, ont une mission particulière et elle nous rassure quant à la réalité de la présence divine sur cette terre, une présence qui n’est pas seulement en Inde du sud mais quelque part au plus profond de ce qu’il y a de meilleur dans l’homme.

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